Forêt et carbone

Contribuer à l’atténuation du changement climatique par l’augmentation de la fixation du carbone en forêt et dans le matériau bois.

Ce projet est issu d’un partenariat avec le Parc Naturel Régional Périgord-Limousin avec le concours technique du CNPF.

Textes et images CNPF

Contexte

Le changement climatique est maintenant un fait avéré (dont les causes sont multiples) et son atténuation est un enjeu majeur que nous allons devoir relever. La forêt par le carbone qu’elle stocke sur pied et également dans le bois qu’elle génère (construction, ameublement, …) est un atout essentiel dans cette lutte qui ne fait que commencer.

  • Le rôle de la forêt dans le stockage du carbone est considérable et pour cela il faut l’aborder sous 3 angles, dits les 3S pour
    – Séquestration du carbone en forêt (biomasse aérienne, racinaire, stock dans le sol)
    – Stockage dans les produits bois
    – Substitution à des énergies fossiles et matériaux énergivores (béton, aluminium…).

stockage-carbone

Comme l’a rappelé le 4ème rapport du GIEC (Groupe d’Intergouvernemental d’Experts sur le climat) : « Sur le long terme, une stratégie de gestion durable des forêts visant à maintenir ou à augmenter le stock de carbone en forêt tout en approvisionnant la filière bois (grume, fibre et énergie) à un niveau de prélèvement durable, générera les bénéfices d’atténuation maximum ».
Le Système Européen d’Echange de Quotas d’Emissions (marché des quotas obligatoires) exclue l’utilisation de crédits carbones forestiers. Dès lors, seul le marché volontaire reste accessible aux projets forestiers et aux entreprises n’ayant pas d’obligations de compensation.

Pour assurer la crédibilité des projets carbones forestiers volontaires, des labels de qualité se sont développés qui ont édicté un cahier des charges dont se dégagent trois critères principaux :

  • Additionnalité : le projet doit engendrer des bénéficies environnementaux qui n’auraient pas pu être mis en oeuvre en l’absence de crédits carbone.
  • Permanence : pour éviter les risques de réémission (suite à un incendie, une tempête…) un système d’assurance sous forme de mise en réserve a été mis en place par la plupart des labels.
  • Non double-compte : le projet doit faire la démonstration que les crédits vendus ne le sont pas déjà dans un autre mécanisme d’échange de quotas.

Pour stocker un maximum de carbone et avoir ainsi un impact positif sur l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, le schéma précédent montre la nécessité d’aller vers des itinéraires permettant de produire le plus de bois d’oeuvre possible, stockant ainsi du carbone dans le bois, mais permettant par là même de remplacer un matériau consommateur en énergie ou ressources naturelles (béton, métal…). Le bois énergie est aussi un produit de substitution, mais puisqu’il ne permet pas un stockage de carbone sur le long terme, il sera promu uniquement comme produit issu des opérations d’amélioration forestière ou du matériau bois en fin de vie.

Action de la charte forestière

Une action sera déployée à partir de 2017. Elle sera bientôt présentée dans cette page

 
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